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Retour vers les boutons normaux, les volants normaux, les poignées normales…

Au cours de la dernière décennie, la plupart des constructeurs automobiles ont abandonné les boutons physiques des tableaux de bord en faveur d’icônes sur des écrans tactiles pour des raisons esthétiques mais, surtout, économiques. En effet, fabriquer un écran et programmer des icônes coûte infiniment moins cher que manufacturer des boutons et les installer. Or, il est notoire que pour repérer une icône sur un écran, il faut quitter la route des yeux un bon moment alors qu’un bouton physique demande beaucoup moins de concentration. Même Volvo, pourtant l’apôtre absolu de la sécurité automobile, a donné à fond dans les écrans.

Cependant, les choses changent rapidement. Plusieurs constructeurs, et pas des petits, reviennent lentement aux boutons physiques. Les constructeurs chinois, qui dictent maintenant les tendances, devraient accélérer ce processus puisque leur gouvernement vient d’édicter plusieurs lois qui vont encadrer les boutons à partir du 1er janvier 2027.

Plusieurs boutons importants devront être physiques et faciles à manipuler (clignotants, feux de détresse, sélecteur de transmission, appel de détresse – genre On Star, entre autres). Ces boutons devront avoir au moins 10mm x 10mm.

En même temps, la Chine obligera les constructeurs à revenir à des poignées de portes ‘’normales’’, c’est-à-dire non rétractables. Cette décision fait suite à plusieurs accidents où les victimes ont été emprisonnées dans leur véhicule parce que les poignées rétractables ont refusé d’opérer, entraînant de nombreux décès. Tesla avait été l’un des premiers constructeurs à présenter ces poignées, certes esthétiques mais, au final, extrêmement dangereuses.

En plus, la Chine va interdire les volants ‘’yoke’’, ces volants plus rectangulaires que ronds forts beaux mais peu compatibles avec la conduite quotidienne et dont le style pourrait affecter la sécurité (lors du déploiement du coussin gonflable, par exemple).

Ces reculs, ordonnés par la Chine, prouvent hors de tout doute que l’industrie automobile ne peut pas, et ne veut pas, se réguler elle-même.

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