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Salut Gilles… On a hâte de te revoir!

Tous les amateurs de voitures du Québec, et probablement du monde entier, de plus de 50 ans se souviennent où ils étaient l’après-midi du 8 mai 1982. Moi, je m’en souviens comme si c’était hier. En apprenant la nouvelle de l’accident de mon idole Gilles Villeneuve, j’ai dû me ranger sur le bord de la route, trop ému pour continuer. À ce moment, CKOI FM (je pense que c’était Christian Tortora qui était à l’antenne) ne parlait que d’un accident grave mais avec un ton que je n’aimais pas. Environ une heure plus tard, on apprenait que c’était beaucoup plus grave qu’anticipé. Les images à la télé étaient dures à voir.

44 ans ont passé et le souvenir de Gilles Villeneuve est plus présent que jamais. C’est ce qui arrive quand un héros meurt. Gilles n’a jamais gagné le championnat du monde de Formule un mais il a marqué les esprits par sa fougue, sa détermination et, avouons-le, sa folie. On se souvient de sa première victoire en F1 ici même à Montréal en 1978, de son grand chelem au Grand Prix de Long Beach en 1979, de sa folle mais ô combien jouissive bataille (qui serait impensable aujourd’hui!) avec René Arnoux au Grand Prix de Dijon en 1979, de sa colère lorsque son coéquipier, Didier Pironi, lui avait volé la victoire au Grand Prix d’Imola le 25 avril 1982, une chose impensable dans l’esprit droit de Gilles.

Mais Gilles était tellement plus que ces moments épiques. S’il y a eu, après, une filière Player’s, c’est grâce à lui. Si le Québec a eu un champion du monde de Formule un, son fils Jacques, c’est évidemment grâce à lui. Si le Grand Prix de Montréal a pu survivre aux années 80, c’est sans aucun doute grâce à lui. Si Bertrand Godin a pu piloter une Formule un à Monaco il y a quelques semaines, Gilles en est en partie responsable, lui qui a autrefois donné de quoi rêver à ce petit gars de Ste-Hélène-de-Bagot. Il y a du Gilles Villeneuve dans chacun des pilotes, professionnel ou amateur, qui prend le départ d’une course un jeudi, un vendredi ou un samedi soirs dans l’un des complexes motorisés du Québec… avec plus ou moins de Villeneuve dans le talent mais ça ne change rien!

Je ne sais pas si le ‘’timing’’ était voulu mais hier, nous apprenions qu’enfin le film sur les débuts de Gilles en Formule un, Villeneuve : l’ascension d’une légende, prendra l’affiche le 11 novembre prochain. Ceux qui ont pu aller au Salon de l’auto de Montréal en janvier dernier ont pu voir les voitures utilisées pour le film, les affiches du film, du matériel promotionnel et, plus important, Joanna la veuve de Gilles ou Mélanie, sa fille, lorsqu’elles étaient présentes au kiosque.

Dans le film, les comédiens Rémi Goulet et Rosalie Bonenfant se glissent dans la peau de Gilles et Joanna, des débuts (très) modestes de Gilles jusqu’à la Formule un. On souhaite aux comédiens et à la réalisation du film d’être à la hauteur de nos atteintes. Un peu à l’image de la carrière de Gilles, ce film aurait très bien pu ne jamais se réaliser. Les deux ont manqué cruellement de budget. Et les deux ont fini par atteindre leur but.

Salut Gilles, on a hâte de te revoir!

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