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Un capteur de poussières de pneu… C’est plus sérieux qu’il n’y paraît!

Peut-être suis-je naïf mais, selon moi, la poussière dégagée par les pneus ne constitue pas un problème de premier ordre. Peut-être en course automobile, où les pneus se dégradent rapidement et peuvent trahir le pilote qui s’aventure hors de la trajectoire idéale, mais sur la route, vraiment?

Quatre étudiants de l’Imperial College de Londres et du Royal College of Arts ne pensent pas comme moi. Connu sous l’appellation The Tyre Collective (Tyre avec un ”y”, ça vient d’Angleterre!), le quatuor croit que la poussière des pneus deviendra la source de pollution principale lorsque la majorité des véhicules seront à motorisation électrique. Donc, pour atteindre le zéro émission si cher aux constructeurs automobiles, il faut aussi régler le cas des pneus.

Selon The Tyre Collective (qu’on appellera désormais TTC, c’est moins long à écrire), le transport routier européen laisserait s’échapper pas moins de 500 000 tonnes de poussière de caoutchouc annuellement. Cette étonnante quantité de caoutchouc se retrouve dans les cours d’eau au lieu d’être récupérée pour fabriquer de nouveaux pneus, par exemple.

Le bidule de TTC fait appel au mouvement de l’air autour du pneu et à l’électrostatique pour récupérer jusqu’à 60% des poussières de caoutchouc. L’électrostatique agit comme un ballon qu’on frotte sur ses cheveux, sauf qu’au lieu de cheveux, ce sont les particules de caoutchouc qui s’y collent. Pour l’instant, TTC est en attente de brevet. Bien hâte de voir ce que cet accessoire donnerait durant nos beaux hivers!

Finalement, plus j’y pense, plus je comprends que la poussière de pneus peut être un problème. Juste au Québec, il y a plus de cinq millions de véhicules, donc plus de vingt millions de pneus. Qui s’usent un peu plus chaque jour…

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